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Romans


Le Cri de Job
Le Cri de Job
Laurent Vignat

Date de parution : 03/06/2011
ISBN : 978-2-916499-56-7
14x22 cm
Dos carré collé
210 pages

Prix de la version papier : 16.50 €
  Version numérique
 


L’action de ce roman, aux allures et à la brièveté d’une fable, se passe, essentiellement, dans une déchetterie, au bord d’une nationale bourguignonne. Lieu quotidien, lieu a priori peu séduisant car exhibant les épaves de nos frénésies consuméristes,  l’envers du décor de nos vies riches et aseptisées, mais aussi lieu d’aventures c’est-à-dire de rencontres hasardeuses, de péripéties drôles ou pathétiques.
Au cœur de ces aventures, il y a Antoine Verrier, le gérant de la dite déchetterie, un des ces blousons fluorescents qui assistent les usagers lorsque le coffre est trop rempli ou qu’ils hésitent sur la vocation des bennes (déchets verts ? bois ? ferrailles ? rebuts ? papiers ? cartons ?…).
Gros colosse bienveillant, Antoine Verrier s’efforce de donner à cet espace incongru de la convivialité,  provoque des échanges, tisse des liens, des sourires, ébauche des projets, à l’image de l’exposition de son ami Jean-Claude, électricien à la retraite, qui sublime son veuvage par une pratique naïve de l’art.
Gros colosse cabossé comme un réfrigérateur, Antoine Verrier traîne les restes d’une rencontre funeste, celle d’un 4X4 à gueule d’argent qui, sur une route du Bugey, a écrabouillé sa fille, son épouse, une moitié de sa vie.
Gros colosse apprécié, figure tutélaire des bennes, il contemple ces immenses poubelles à ciel ouvert, ce cimetière au tri obligatoire, d’où il tire des leçons de sagesse.
   
Seulement, les habitudes, dans le monde si palpitant de l’entreprise, ne sont pas bonnes. Et la société PLUX, qui monopolise dans cette France des années 2020 le secteur du déchet, décide de changer de stratégie. Le temps des bavardages, des rencontres autour des bennes, est révolu. Place à l’efficacité, à l’individualisation dans la gestion de ses poubelles. Ce changement prend le visage d’un inspecteur, Arnaud Clobart, diplômé en rudologie, sorte de Javert des détritus.

Un conflit se prépare. Une lutte entre deux hommes, entre deux conceptions existentielles, voire métaphysiques. Et, aussi improbable que cela puisse paraître, cette déchetterie pourrait devenir le théâtre d’une nouvelle utopie, un phalanstère de résistants mené par un Job colosse qui, juché sur une colonne d’ordinateur, hurle des vérités aux muets que nous sommes.

Voir une critique de Emmanuelle Mère dans Le Journal de Saône-et-Loire.